Récit de voyage à l'île d'Anticosti

Les lumières de l’île

Pourquoi Anticosti ?

Depuis 2007, j’ai entrepris de photographier les 45 phares du Québec. Mon périple s’achève, Anticosti étant la dernière étape majeure de mes visites. Sept phares s’y trouvent, d’est en ouest sur les côtes de l’île. Ils sont éloignés les uns des autres et tous bien différents. Je planifie ce voyage depuis longtemps. Avec l’aide financière de la Corporation des gestionnaires de phares de l’estuaire et du golfe Saint-Laurent, j’ai pu réaliser mon rêve.

À propos de Patrick Matte

Je me passionne pour la photo depuis toujours et j’ai acheté mon premier appareil en 2003. Je suis diplômé du New York Institute of Photography et je m’intéresse tant à la photo artistique que documentaire. J’ai eu la chance de voir mon travail publié dans 11 pays. J’ai participé à plusieurs expositions et mon travail est distribué à travers le monde par l’agence Getty Images. La semaine, je travaille dans le domaine du Web. Je suis aussi musicien à mes heures.

Quand j’ai commencé mes démarches, je me suis vite rendu compte que ce voyage ne serait pas facile. Le village de Port-Menier est complètement à l’ouest et le reste de l’île est inhabité. Traverser l’île par sa route principale, c’est environ la même distance que de faire Québec-Montréal, sauf qu’au lieu d’être sur l’autoroute 20, on circule à une vitesse entre 50 et 70 km/h sur une route forestière non pavée, en compagnie des animaux sauvages et des poids lourds. Plus on va vers l’est, moins la route est utilisée ou entretenue. Il faut aussi camper sur place, puisque les lieux qui peuvent nous offrir l’hébergement sont des plus rares.

Mais au bout du compte, ça fait un voyage mémorable. J’ai l’impression de vraiment les avoir gagnés, ces phares. Je vous invite à découvrir mon périple de 8 jours qui s’est déroulé du 18 au 25 juillet 2016.

Le lieu où l’on chasse l’ours

Anticosti, signifie en langue amérindienne lieu où l’on chasse l’ours. Aujourd’hui, on n’y trouve plus d’ours. Par contre, on estime à environ 200 000 la population de cerfs de Virginie, communément appelés chevreuils, qui habitent l’île. Ils sont tous des descendants des 220 cerfs introduits par le chocolatier français Henri Menier entre 1896 et 1897.